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L'opération Licorne
L'opération Licorne et son commandement

L’Opération Licorne est le nom de l'opération militaire qui marque la participation des forces armées françaises au rétablissement de la paix en Côte-d'Ivoire ; elle est sous commandement français. Elle est mise en place dans le cadre des accords de Marcoussis du 26 janvier 2003 en parallèle et en complément d'une force multinationale des nations unies (ONUCI) pour assurer le retour à la paix dans une situation de crise politico-militaire proche de la guerre civile.

En 2005, la force Licorne est sous le commandement central du Général PONCET, le COMANFOR. La force Licorne est composée de 3 groupements tactiques interarmes [GTIA] qui sont répartis sur le territoire de la Côte-d'Ivoire.

Le GTIA 2, que commande en 2005 le colonel Eric Burgaud, a son poste de commandement à Man, "capitale" de l'ouest de la Côte-d'Ivoire située à 40 km au nord de la zone de confiance qui marque aussi la zone de tension ethnique de cette région.

Les missions de la force Licorne et du GTIA 2

Le GTIA 2 comprend des unités de différentes armes ou services et regroupe environ 800 hommes positionnés sur tout l'ouest de la Côte-d'Ivoire.

Parmi les missions génériques du GTIA 2, deux missions orientent et légitiment l'action des soldats français pour rechercher les coupeurs de route et mettre un arrêt à leurs actions criminelles :

  • Surveillance et contrôle de l'ensemble de la zone d'action avec l'ONUCI (opération de maintien de la paix créée par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2004), pour faire respecter l'embargo sur les armes (contrôle des frontières), et pour interdire toute confrontation directe entre les belligérants en instaurant une zone tampon dite "zone de confiance" entre Nord et Sud (la zone rose qui est présentée sur la carte géographique ci-dessus).
  • Soutien de la liberté de mouvement, c'est-à-dire des transports et des mouvements.

Des ordres plus ciblés sur la zone de confiance ordonnent :

  • La sécurisation de la zone pour favoriser le retour de la confiance des populations.
  • L'intervention contre les activités illicites et le brigandage (c’est-à-dire la recherche et la mise hors d’état de nuire des coupeurs de route).
  • La dissuasion et l'interdiction de la reprise des affrontements.
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Juger ces Hommes autrement qu'en comprenant la REALITE du terrain, c'est pour moi prolonger les méfaits de ce tueur en "frappant" encore nos soldats et à travers eux, leurs familles.

Gisèle Burgaud