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Le processus électoral
4 mars 2007 : Accords de Ouagadougou

 

Le 4 mars 2007, de nouveaux accords de paix sont signés à Ouagadougou. À la différence des précédents accords, un dialogue direct s'est établi entre les deux parties avec comme seuls négociateurs externes le président Blaise Compaoré et la communauté catholique Sant'Egidio qui a œuvré très discrètement depuis les accords de Marcoussis. Cet accord a conduit le président Gbagbo à nommer le 29 mars Guillaume Soro chef d'un gouvernement de transition dont la liste des membres est fixée par décret le 7 avril.

Dans la perspective d'une sortie de crise, une ordonnance est publiée le 12 avril 2007. Elle proclame une amnistie, sauf pour les infractions économiques.

Un des principaux points est une procédure de révision des listes électorales qui devraient permettre l’inscription de trois millions de nouveaux électeurs. La « zone de confiance », c’est-à-dire la séparation entre zone rebelle et zone loyaliste, est progressivement démantelée à partir du 16 avril 2007, comme prévu dans ces accords.

31 octobre 2010 : Élection présidentielle

 

Reportée plusieurs fois, l'élection présidentielle finit par avoir lieu le 31 octobre 2010. Les résultats donnent Laurent Gbagbo en tête avec environ 38 %, suivi par Alassane Ouattara avec 32 % et Henri Konan Bédié avec 25 %.

Le second tour voit s'opposer les candidats Gbagbo et Ouattara le 28 novembre.

Le 2 décembre 2010, quatre jours après le vote, la Commission électorale indépendante proclame la victoire d'Alassane Ouattara avec 54,1 % des voix contre 45,9 % pour Laurent Gbagbo. Le Conseil constitutionnel juge les résultats de la CEI non valables et annonce la victoire du président sortant le 3 décembre 2010 avec un score de 51,45 %. La représentante de la diplomatie de l'UE et le secrétaire général de l'ONU considèrent pour leur part que le vainqueur de l'élection est Alassane Ouattara, les résultats du vote ayant été « certifiés » par le représentant spécial de l’ONU en Côte-d’Ivoire, Young-Jin Choi.

4 décembre 2010 : 2 candidats, 2 serments

 

Le 4 décembre 2010, les deux candidats prêtent serment, chacun de leur côté. Ouattara à l'hôtel du Golf devant la presse étrangère, et Gbagbo devant la Cour constitutionnelle du pays, en tant que président de la Côte-d'Ivoire.

Alassane Ouattara appelle ses partisans à prendre la télévision publique le 16 décembre.
Le jour dit, l'armée ivoirienne fidèle à Laurent Gbagbo s'oppose par la force à cette tentative. Chaque jour, différents mots d'ordres de marches, d'inactivité et d'incitation à la révolte sont lancés par le clan Ouattara à l'égard des populations. Les observateurs de l'ONU chargés des droits humains font état, entre le 16 et le 21 décembre, de « 173 meurtres, 90 cas de tortures et mauvais traitements, 471 arrestations, 24 cas de disparitions forcées » en Côte-d'Ivoire.
Les partisans de Ouattara font état de la présence de mercenaires libériens embauchés depuis début décembre par le camp de Gbabo, tandis que des milliers de personnes quittent le pays, dont 14 000 vers le Liberia.

11 avril 2011 : Arrestation de Laurent Gbagbo

 

Le 24 février, on évoque la reprise de tirs « à l'arme lourde » dans des quartiers pro-Ouattara d'Abidjan. Le 6 mars, la ville de Toulepleu, proche de la frontière avec le Liberia tombe aux mains des Forces Nouvelles pro-Ouattara. Tandis que Bloléquin, ville située à une quarantaine de kilomètres à l'est, tombe le 21 mars. Le 29 mars, les Forces pro-Ouattara, devenues Forces Républicaines de Côte-d'Ivoire (FRCI), continuent leur progression et après avoir investi Daloa et Duékoué, prennent le contrôle d'Issia, dans l'Ouest, et d'Abengourou, à 200 km au nord-est d'Abidjan.

Le lendemain, 30 mars, ils prennent Yamoussoukro, la capitale politique du pays, après avoir pris le contrôle de Tiébissou, située à 40 km au nord de Yamoussoukro, et de Soubré, située à 130 km au nord de San Pedro, premier port mondial pour les exportations de fèves de cacao avec plus de la moitié de la récolte ivoirienne (1,2 million de tonnes) qui y transite.

Cette dernière ville est investie dans la soirée du 30 mars. Après dix jours de combats et avec l'appui indirect des troupes de l'ONUCI et de la Force Licorne par l'application de la résolution 1975 du Conseil de sécurité de l'ONU, les FRCI arrêtent Laurent Gbagbo le 11 avril 2011.

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Qu'aurions-nous fait, nous, dans un tel contexte ? Nul ne le sait et nul ne le saura jamais...

Philippe Evrard