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Colonel Burgaud - Une carrière militaire au service de la paix
1986 : École militaire de Saint-Cyr – Chambéry – Liban

Admis à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr en septembre 1982, le sous-lieutenant Burgaud choisit l'infanterie à l'issue de sa scolarité, puis l'arme prestigieuse des chasseurs alpins.

C'est comme lieutenant qu'il est affecté en août 1986 dans son premier régiment, le 13e bataillon de chasseurs alpins à Chambéry. Il y commande successivement une section de combat d'appelés du contingent, puis d'engagés volontaires. À leur tête, il sert durant 6 mois au Liban au sein du 420e détachement de soutien logistique de la force intérimaire des Nations unies comme Casque bleu. Plus particulièrement chargé des escortes sensibles, il est à cette occasion cité à l'ordre du régiment le 11 octobre 1988, reçoit la croix de la Valeur militaire et le prix Nobel de la paix au titre de sa participation aux forces de maintien de la paix des Nations unies qui reçoivent ce prix en 1988. Malheureusement, l'un de ses soldats est très grièvement blessé dans le retournement de son véhicule blindé lors d'une escorte.

Promu capitaine en 1989, il commande à partir de 1992 la 3e compagnie du 13e BCA, « où il s'impose par son dynamisme et son sens du contact, et forge une unité à la cohésion remarquable désignée tour à tour pour le soutien des jeux Olympiques d'Albertville, la commémoration du bicentenaire de la Marseillaise sur les Champs-Élysées à l'issue du défilé du 14 juillet 1992, et pour assurer une mission de souveraineté en Nouvelle-Calédonie d'avril à août 1993 ».

1998 : Ecole de Guerre – Annecy – Tchad – Kosovo

 

1998 : École de Guerre – Annecy – Tchad – Kosovo

En 1998, il revient en régiment à l'issue de sa scolarité à l'École de guerre – où il s'est notamment distingué par un premier prix de géopolitique décerné par Alexandre Adler – en tant que chef du bureau opérations instruction du 27e bataillon de chasseurs alpins à Annecy. « Sous son impulsion, la progression du bataillon dans les domaines de l'instruction, de la préparation opérationnelle et de l'organisation est remarquable. » Au cours de cette affectation, il est détaché durant 4 mois auprès de l'état-major de l'opération Épervier au Tchad, en qualité de chef du bureau opérations. Il est promu lieutenant-colonel le 1er décembre 1999.

De mai à septembre 2000, il occupe le poste de chef du bureau planification de la Brigade multinationale Nord (BMN) au Kosovo, à Mitrovica. Il y organise notamment les premiers procès de criminels de guerre, la reprise de la liaison ferroviaire entre Mitrovica et Pristina, la protection des enclaves serbes. Il s'illustre surtout en planifiant l'opération Vulcain avec les équipes civiles et politiques du haut représentant secrétaire général des Nations unies (Bernard Kouchner) ; il s'agit de la fermeture par la force d'une usine de plomb devenue trop polluante qui mettra en œuvre près de 4 000 soldats et gendarmes de plus de 15 nationalités – cette opération, malgré les risques importants qu'elle comporte, sera un total succès sans le moindre blessé ou mort. Le lieutenant-colonel Burgaud est à ce titre cité à l'Ordre de l'armée.

2004 : Commandement du 13e BCA – Côte-d'Ivoire

 

2004 : Commandement du 13e BCA – Côte-d'Ivoire

C'est en tant que colonel qu'Éric Burgaud retourne à Chambéry en 2004, prendre à 42 ans le commandement du 13 e bataillon de chasseurs alpins. À Val-Cenis durant l'hiver 2005, il est l'instigateur de la première « base polaire » de la Grande Odyssée – l'une des plus grandes courses au monde de chiens de traîneaux.

À partir de février, tout en restant chef de corps du 13 e BCA, il est nommé commandant du Groupement Interarmées n° 2 à l'ouest de la République de Côte-d'Ivoire, en pleine guerre civile. Il commandera ainsi 800 hommes jusqu'en juin 2005, sur un territoire grand comme 35 départements français.

Entre deux commandements, ses qualités l'ont aussi appelé à servir à l’état-major :

•   de 1994 à 1997 au bureau organisation effectifs de l'état-major de l'armée de terre, où il participe aux travaux préparatoires à la professionnalisation de l'armée de terre ; il y est promu chef de bataillon en 2005.

•   au bureau des études générales de la direction du personnel militaire de l'armée de terre, en tant que chef de la section du personnel non-officier, poste où il élabore et met en œuvre une nouvelle politique de gestion des 50 000 sous-officiers (agents de maîtrise).

•   comme chargé de mission à l'état-major de la région Terre Ile-de-France, où il prépare et conduit la réorganisation complète de cet échelon de commandement territorial.

2007 : Retour à la vie civile

 

Le colonel Burgaud, breveté de l'École de guerre, chevalier de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite, titulaire de la croix de la Valeur militaire, quitte la vie militaire en octobre 2007.

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"Nul ne peut se sentir, à la fois, responsable et désespéré" - Saint-Exupéry - Pilote de Guerre.

Monsieur Christian Lapaque (Lt-Cel er)