bombardement bouaké: poncet

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Dans cet article, Le Figaro reprend la depêche de l'AFP du mercredi 14 decembre 2005. L'article explique les révélations du général Poncet qui désigne

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Bombardement de Bouaké: Poncet désigne l'entourage du président ivoirien

Mercredi 14 décembre 2005

PARIS (AFP) - Le général français Henri Poncet, ex-commandant de la force française Licorne en Côte-d'Ivoire, a mis en cause l'entourage du président ivoirien Laurent Gbagbo dans le bombardement, qui avait tué 9 soldats français à Bouaké en novembre 2004, en désignant de possibles commanditaires de cette attaque, selon une source proche du dossier.

Le général Henri Poncet a été entendu vendredi dernier comme témoin dans l'affaire de ce bombardement par la juge d'instruction du tribunal aux armées de Paris (TAP), Brigitte Raynaud. Dans sa déposition, le général met en cause deux "personnages clés" du régime ivoirien : Kadet Bertin, le conseiller spécial pour la défense, la sécurité et les équipements militaires du président Gbagbo, et le colonel Edouard Séka Yapo, ancien patron de l'armée de l'air ivoirienne, a indiqué une source proche du dossier. Les deux hommes sont désignés comme des commanditaires possibles du bombardement aérien qui avait tué neuf soldats français et un civil américain, blessant également une trentaine de militaires à Bouaké (centre), une ville tenue par la rébellion des Forces nouvelles (FN), le 6 novembre 2004. Selon la même source, les deux personnalités cherchaient, d'après les déclarations du général Poncet, à "favoriser le déclenchement des événements d'Abidjan (violences anti-françaises, en novembre 2004) qui étaient à (son) sens parfaitement planifiés".

Bertin Kadet, conseiller du président Laurent Gbagbo pour la Défense, a démenti mercredi être l'un des commanditaires possibles du bombardement. Le général Henri Poncet, qui a commandé l'Opération française Licorne en Côte-d'Ivoire de juillet 2004 à juin 2005, ne doit pas "ruer dans les brancards, il ne faut pas qu'il accuse à tort et à travers n'importe qui", a déclaré à l'AFP M. Kadet, soulignant que le général français ne devait pas "affirmer des choses gratuitement, dont il n'a pas la preuve". Selon lui, "l'Opération Dignité a été préparée en accord avec les autorités politiques et militaires françaises, du moins celles qui étaient ici" et que "c'est à la suite de leur accord que cette opération a été montée".

Après le bombardement, l'armée française avait riposté en détruisant la quasi-totalité des aéronefs militaires ivoiriens. Les deux avions Sukhoï ayant participé à l'attaque avaient été cloués au sol après leur atterrissage sur l'aéroport de Yamoussoukro au moyen de tirs de missiles sol-sol. La riposte, visant également des hélicoptères militaires ivoiriens, avait provoqué des manifestations de rues, des pillages et des exactions contre les ressortissants français, notamment à Abidjan. Plus de 8.000 Français de Côte d'Ivoire avaient été évacués à la hâte. Une partie des rapatriés avaient déposé plainte à leur arrivée en France, ce qui a entraîné l'ouverture, mardi, d'une information judiciaire pour enquêter notamment sur trois viols et autres violences contre les personnes. Interrogé par la juge Raynaud sur une "rumeur" selon laquelle deux pilotes originaires d'Europe de l'Est (qui auraient été aux commandes des Sukhoï bombardant le camp français) avaient été supprimés comme étant des "témoins gênants", le général a répondu qu'il fallait poser la question aux services secrets français.

Toujours selon une source proche du dossier, le général a indiqué qu'il ne pensait pas que ces pilotes avaient été tués, ajoutant que les Etats employant des mercenaires ne tuent généralement pas ces derniers une fois leur mission accomplie. Le lendemain de l'attaque, 15 mercenaires russes, bélarusses et ukrainiens avaient été arrêtés à Abidjan par l'armée française puis relâchés quatre jours plus tard. Interrogé par Mme Raynaud sur les raisons de leur remise en liberté, le général a répondu qu'il avait "obéi aux ordres", évoquant une intervention de l'ambassadeur de Russie.

Le général reconnaît toutefois qu'il aurait été "intéressant" de les interroger pour "obtenir les renseignements utiles" sur le bombardement. Mme Raynaud enquête depuis le 19 janvier pour "assassinats, tentative d'assassinats et destruction de biens" dans l'affaire du bombardement.

Parallèlement, le général Poncet a été mis en examen mardi pour "complicité d'homicide volontaire" par Mme Raynaud dans l'affaire de la mort d'un Ivoirien, Firmin Mahé, arrêté par des soldats français en mai 2005.

AFP - Le Figaro

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