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Pour sauver le processus de paix qui est au point mort, tous les protagonistes de la crise ivoirienne, se rencontrent le vendredi 25 mars 2005, en Afr

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Mars 2005, il faut sauver le processus de paix en Côte-d'Ivoire

Vendredi 25 mars 2005

Alors que la communauté internationale craint une reprise des hostilités et l'expiration, le 4 avril, du mandat des 6 000 soldats de la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, tous les protagonistes de la crise ivoirienne ont accepté, vendredi 25 mars, de se rencontrer en Afrique du Sud pour tenter de relancer un processus de paix au point mort.

La date exacte de cette réunion, convoquée en urgence par le président sud-africain, Thabo Mbeki, médiateur pour l'Union africaine, n'a pas encore été fixée, mais elle devrait se tenir à la fin de la semaine prochaine. C'est à cette date que le président ivoirien, Laurent Gbagbo, et son premier ministre, Seydou Diarra, prévoient de gagner Pretoria, a annoncé la radio, vendredi. La rébellion des Forces nouvelles (FN), qui contrôle le nord du pays depuis septembre 2002 après un coup d'Etat manqué, devrait être représentée par son chef, Guillaume Soro. Les deux autres principaux partis, le Rassemblement des républicains (RDR) de l'ancien premier ministre Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-président Henri Konan Bédié, seront également présents.

BLOCAGE POLITIQUE
Selon le RDR, le président sud-africain souhaite notamment évoquer la tenue des élections générales, prévues en octobre, et les conditions exigées pour les candidatures au scrutin présidentiel, l'un des points-clés de la crise, avec le désarmement. M. Mbeki tente depuis novembre 2004 de ranimer les accords de paix inter-ivoiriens de janvier 2003, signés à Marcoussis (France) et restés largement inappliqués. Mais jusqu'à présent, sa médiation a piétiné : les rebelles refusent toujours de désarmer, et l'échéance d'octobre pour les élections semble chaque jour plus difficile à respecter, malgré les promesses de M. Gbagbo. Sur fond de blocage politique, la tension entre le régime et la rébellion est en outre brusquement remontée quand une milice pro-Gbagbo a attaqué, le 28 février, une position rebelle dans l'ouest du pays. Les rebelles accusent le président de préparer une reprise des hostilités. D'autant que le colonel Eric Burgaud, qui commande les forces françaises déployées dans l'ouest de la Côte-d'Ivoire, a indiqué avoir "la preuve que l'attaque de Logoualé a été planifiée, organisée et financée par le pouvoir central à Abidjan", ce que le porte-parole du la présidence ivoirienne a démenti.

"ÉTAPE CRITIQUE"
La communauté internationale est inquiète. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a brossé mercredi un sombre tableau de la situation dans un rapport au Conseil de sécurité, à qui il demande de prolonger d'un an le mandat de l'Onuci, en renforçant ses effectifs. Selon une source diplomatique occidentale à Abidjan, ce mandat pourrait, dans un premier temps, être prolongé d'un mois seulement, pour tenir compte de la médiation en cours. M. Annan a évoqué "une étape critique" et un "réel danger de voir la situation devenir incontrôlable", avec des "conséquences incalculables pour la population ivoirienne et la sous-région dans son ensemble". Il a souligné que "la mobilisation de groupes s'apparentant à des milices progresse dans tout le pays", et estimé que "tout report des élections pourrait provoquer une crise de confiance grave susceptible d'ébranler la stabilité du pays". De son côté, l'ONG International Crisis Group estime dans un rapport que la crise en Côte d'Ivoire "risque de trouver son épilogue dans une déflagration générale".

APPELS AU DÉPART DE LA FORCE FRANÇAISE
Par ailleurs, le parti du président Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a demandé, vendredi, dans un communiqué le départ des troupes françaises, "discréditées" par la mort de civils ivoiriens - une vingtaine, selon Paris, une soixantaine, d'après Abidjan - lors des violences consécutives au bombardement de la base française à Bouaké, en novembre. Le FPI, qui demande le remplacement des soldats français "par une force neutre et crédible", rejoint ainsi les Jeunes patriotes, mouvement pro-Gbagbo qui a mobilisé sur ce thème plusieurs milliers de manifestants jeudi à San-Predro et Daouko, et prévoit de nouveaux défilés samedi, avant l'"apothéose" du 2 avril à Yamoussoukro, la capitale politique. La France a réclamé que M. Gbagbo se prononce en personne sur le maintien des 4 000 soldats de l'opération "Licorne". Selon le porte-parole du président ivoirien, il n'avait pas encore pris sa décision vendredi.

AFP et Reuters - Le Monde - article du 25 mars 2005

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