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Les autorités militaires tentent de calmer concernant le meurtre présumé d'un Ivoirien par des soldats français en Côte-d'Ivoire, qui a provoqué la su

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Affaire Poncet - Paris tente de calmer le jeu

Vendredi 28 octobre 2005

Les autorités militaires tentent de calmer concernant le meurtre présumé d'un Ivoirien par des soldats français en Côte-d'Ivoire, qui a provoqué la suspension du général Henri Poncet et fait l'objet de nouvelles révélations. "Nous n'avons rien à cacher", a assuré jeudi le Premier ministre Dominique de Villepin à propos d'une affaire qui prend chaque jour de l'ampleur.
Au point que les autorités militaires ont jugé bon mercredi soir de diffuser un communiqué intitulé : "L'armée de terre unie derrière le chef d'état-major de l'armée de terre".
Le communiqué explique que le général Bernard Thorette, chef d'état-major de l'armée de terre, a réuni "les chefs de corps des forces et la haute hiérarchie" qui, après exposé des faits, "lui ont manifesté leur soutien". Faisant à demi-mot allusion aux remous que provoque l'affaire Poncet au sein des armées, les autorités militaires précisent que "les réactions individuelles, quand elles existent, traduisent pour la plupart une perception aiguë de la gravité des faits et une grande prudence dans l'attente du résultat des enquêtes en cours". "C'est une affaire grave, car c'est tout à fait nouveau. On n'a pas l'habitude de désigner les militaires à la vindicte publique", a commenté le général d'aviation en retraite Jean -Vincent Brisset.
Une nouvelle révélation, confirmée à l'AFP de source militaire, a relancé cette semaine l'affaire du général de corps d'armée Poncet, suspendu le 17 octobre avec deux adjoints, dont le colonel Eric Burgaud, car soupçonné d'avoir couvert le meurtre en mai d'un Ivoirien lorsqu'il commandait l'opération "Licorne".

L'hebdomadaire le Point révèle que Firmin Mahé, un "coupeur de routes" soupçonné de plusieurs meurtres et viols, a été "étouffé avec un sac plastique" par un soldat français puis transporté à l'hôpital de Man, dans l'ouest de la Côte-d'Ivoire. Citant des "sources militaires multiples", l'hebdomadaire affirme qu'un second général, adjoint du général Poncet, pourrait aussi faire l'objet d'une suspension.
Parallèlement aux suspensions et à l'enquête de commandement en cours, le procureur du tribunal aux armées de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "homicide volontaire". Le rapport d'enquête sera remis "probablement la semaine prochaine" au ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, a annoncé Jean-François Bureau, porte-parole du ministère.
L'enquête "sera déclassifiée par Mme Alliot-Marie pour pouvoir être versée au dossier judiciaire et transmise au parquet", a-t-il dit. Selon le quotidien Le Monde qui cite des "indications qui filtrent de l'enquête", trois soldats français sont impliqués dans le meurtre présumé du "bandit" ivoirien.
La France maintient 4.000 soldats en Côte-d'Ivoire, dans la force Licorne, aux côtés de plus de 7.000 Casques bleus engagés dans l'Opération des Nations unies dans ce pays (Onuci).
Mme Alliot-Marie a par ailleurs accusé Amnesty International d'omissions dans un rapport de l'ONG qui reproche aux soldats français d'avoir "à certaines occasions, fait un usage excessif et disproportionné de la force létale" en Côte-d'Ivoire en 2004. Elle "regrette vivement qu'à aucun moment", ce rapport "ne fasse mention de l'attaque subie par les forces françaises à Bouaké le 6 novembre 2004, causant la mort de 9 militaires et en blessant 38 autres".
Face à la mise en cause des militaires français et à l'impasse politico-militaire dans laquelle stagne la Côted'Ivoire, pays coupé en deux, entre la zone rebelle au nord et le sud resté sous l'autorité du président Laurent Gbagbo, les députés socialistes ont quant à eux formulé une nouvelle demande de commission d'enquête parlementaire sur le rôle de la France en Côte-d'Ivoire, après une première infructueuse.

AFP - AFP sur www.lintelligent.com du 28 octobre 2005

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